Bonjour les parents,

C'est parti pour les aventures de ce mercredi !

Les adultes espéraient se lever un peu plus tard que la veille, mais c'était sans compter quelques infatigables qui ont ouvert les yeux dès 6h... Heureusement, les plus fatigués ont pu dormir davantage, jusqu'au réveil général vers 7h30.

Direction petit déjeuner, où les choses commencent à rouler de mieux en mieux. Chacun arrive à son tour et prend son bol qu'il remplit de ce qui lui fait envie parmi un lot de céréales diverses, lait ou chocolat chaud, tartines et jus de fruits. Et quand ils ont fini de manger, tous savent désormais où ranger leur matériel pour rendre la salle (presque) aussi propre et ordonnée qu'avant leur arrivée !

Ensuite, pendant que les plus jeunes finissaient leur petit déjeuner, les grands ont récupéré leur pique-nique, l'ont rangé dans leur sac à dos avec le matériel de randonnée afin de prendre le bus. Ce dernier était prévu pour 8h30, et nous sommes sortis avec seulement quelques minutes de retard : presque à l'heure ! Seulement, le temps passe et le bus ne vient pas. 8h45 : on appelle le secrétariat de la compagnie de car qui ne répond pas, on envoie un mail, on vérifie qu'on a bien demandé un bus au départ du centre et pas de l'école et... ouf c'est bon, pas d'erreur de notre côté ! N'empêche qu'il est 8h50 et toujours pas de bus, ni de réponse du secrétariat d'ailleurs. 9h sonne, on n'était pas loin d'abandonner et de demander à Sabine une autre randonnée mais autour du centre, quand le bus finit par pointer le bout de sa carrosserie ! Le chauffeur se gare, pas stressé pour un sou, et même plutôt bavard. On discute de l'itinéraire avant de partir, mais il n'était pas convaincu. "Faut pas suivre le GPS", me répond-il quand je lui livre l'itinéraire de notre guide. De ses souvenirs, cette route n'est pas praticable en bus. En définitive, on finit par partir et... il s'avère que la route est tout à fait praticable... Pour sa décharge les travaux sont récents : vingt ans seulement !

Enfin, tout est bien qui finit bien, et nous parvenons à rejoindre Sabine au lieu de rendez-vous. Nous démarrons alors notre randonnée ! Objectif : grimper jusqu'à la cime du mont Mézenc. Altitude 1753m, soit 400m de dénivelé environ...

On a même marché dans de la neige qui, par endroits, était tellement tassée qu'elle persiste encore...

Pendant ce temps, les GS-CP-CE1 ont fait une grande promenade autour du centre. Ils ont suivi l'itinéraire de la promenade nocturne et Romane (qui n'est pas venue faire la randonnée sur la journée, de crainte de ne pas la finir à cause de sa cheville fragilisée suite à notre dernière marche à Montseveroux) a joué le rôle de guide. Une parfaite maîtresse en herbe, qui a très bien repris les commentaires de Sabine !

Ils ont aussi visité les cabanes des grands, qui tiennent le choc sans mal ! Enfin, la matinée s'est terminée par la création d’œuvres de land art.

Retour avec les grands et leur randonnée : le temps nous a paru frisquet dès la sortie du bus, et de nombreuses vestes et kways ont été enfilés (sauf, leurs parents s'en doutent, les deux CM qui ne s'habillent jamais plus que d'un short et d'un tee-shirt, bien entendu). Mais après quelques centaines de mètres et l'abri des sapins, nous nous sommes réchauffés et nous avons grimpé jusqu'à midi environ. Bien entendu, des pauses ont émaillé notre randonnée, et nous en avons profité pour évoquer des sujets divers sur la région, ainsi que sa faune, sa flore et son histoire. Par exemple, saviez-vous que la région est surnommé le triangle de la burle, en référence à un autre triangle bien connu... Aussi nommé Locus terribilis : le lieu terrible !

Pourquoi triangle de la burle ? Parce que depuis les années 40, de nombreux avions se sont crashés dans la région... Un pilote, survivant d'un des crashs, aurait répondu quand on lui a demandé ce qu'il s'était passé : "j'ai rien compris".

Et pourquoi "burle" ? Car la burle est un vent d'hiver, qui souffle fort dans la région et éparpille la neige, la réduisant en poudre fine qui gène la vue. Des histoires se racontent encore sur des villageois, morts dans la burle à quelques dizaines de mètres de chez eux, car ils s'étaient perdus. Pour éviter cela, ils tendaient une corde entre leur porte et leur tas de bois afin d'être sûrs de retrouver leur chemin...

Une fois arrivés en haut, nous avons fêté cela par quelques cris, mais la puissance du vent nous a vite chassés à quelques dizaines de mètres de là, à l'abris, où les enfants se sont jetés sur leur pique-nique...

Jena présente ses trouvailles : phonolithe dans la main gauche et basalte dans la droite. Ces deux pierres volcaniques proviennent du volcan qu'était le mont Mézenc avant de s'endormir. Ses éruptions étaient d'abord effusives, et la lave liquide s'est répandue sur la région comme une couche de chocolat fondu : cela a donné le basalte. Puis ses dernières éruptions ont été extrusives, avec de la lave plus épaisse, plus visqueuse, comme du dentifrice qui sort de son tube, ce qui a donné la phonolithe. Le nom de cette dernière pierre provient d'ailleurs de "phono", qui veut dire son, car les gens la faisaient autrefois tinter au marteau pour voir si les ardoises étaient en bon état, afin de savoir si elles seraient assez étanches pour être utilisées comme des tuiles...

Chez les plus jeunes, l'après-midi a été remplie par des activités calmes : sieste pour les plus fatigués, jeux de société, mais aussi un temps de classe où Louka et Romane ont entraîné les CP/CE1 à la lecture et au calcul. Et après tout cela, des jeux collectifs à l'extérieur !

Enfin, ce sont aussi eux qui ont préparé les crêpes pour le dessert du soir ! Tâches bien réparties : les enfants ont préparé la pâte et les parents ont fait sauter les plombs ! Faut croire que ça consomme, les appareils crêpes partie...

Pour leur part, après le repas les CE2 et CM ont marché depuis le sommet du mont Mézenc jusqu'à la croix du Mézenc. Il s'agit du second sommet, d'une altitude de neuf mètres plus basse, même si son apparence plus effilée nous fait penser le contraire. Cela fait d'ailleurs beaucoup parler dans la région, car la montagne est sur deux départements et quatre communes, et chacun se dispute le gâteau. D'ailleurs, la croix surplombant le second sommet est accusée par les ardéchois d'être une manière de monter plus haut que leur propre sommet !

C'est de là haut qu'a été aperçue une étrange créature, dont les CM vous parleront plus en détail demain. En effet, l'animal les a tant étonnés qu'ils ont décidé de l'étudier plus en détail afin de vous produire un petit article documentaire sur le sujet. On a du boulot demain !

Ensuite, les grands sont descendus tranquillement, ramassant au passage nombre de pommes de pin dévorées par les écureuils (qui tiennent la pomme de pin par un bout et dévorent tout le reste ; vous regarderez sur la photo, on voit même leurs petites marques de dents). Ils en ont également profité pour faire un dessin de paysage, pendant qu'un coureur fou ne cessait de monter et descendre le mont à toute allure : environ une vingtaine d'allers-retours...

Retour vers 17h au centre afin de dévorer un goûter bien mérité, puis l'heure de classe quotidienne. Chez les grands, le cahier de souvenirs avance ; on espère qu'il pourra vous aider à faire parler les enfants sur tout ce qu'ils ont vécu !

Puis le rituel de la douche, du temps de pause (et de Loup Garou pour les accros) et l'heure du repas était déjà là ! Clou du repas : la mayonnaise ! Mais les crêpes au sucre maison ont quand même réussi à l'éclipser...

Fin de journée avec un coucher tôt pour les petits que l'air de la montagne éreinte bien, et une veillée pour les autres. Le Loup garou n'aura jamais fait autant de victimes !

Allez, c'est tout pour aujourd'hui ! Le temps de rédiger tout cela, les enfants ronflent déjà tous...

A demain !